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Rebecca Cullen’s review – Mission

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Mission is the second release from the eclectic and colourful project that is Gonetcha. The album draws attention from the offset, introducing the sharp and mildly psychedelic rock-tones of Dawn Beat to successfully pull you in – a definite early highlight. The music is chaotic and detailed, vibrant in a thoughtful way, upbeat yet not joyful – more considerate and fitting for those moments of deep thoughts about life and the world.

Lobster Game brings about the lyrical side of the project, a deep and almost conversational leading voice emerges, laying out the song’s sentiment in a slightly Depeche mode manner. Alongside of this, simplistic indie-rock riffs and an organic drum line create a very real feeling space. A dash of distortion contrasts with the fluidity of the piece, but for the most part it’s an ongoing, hypnotic progression of ideas. The Big If follows, the first moment at which something immediately memorable comes through. The sound is familiar now, considering what came before, though this song has a certain rhythm and flair about it that just seems fresh and effective. The contrast between the calmness and space of the verses, and the unwavering movement of the hook, is powerful.

As things move along, the instrumentation continues to explore further realms of expression. There’s plenty of creatively free guitar work, as well as many moments that float around you in an entrancing manner. Pumped Up is driven by a minimalist yet characterful bass-line, the likes of which creates a fitting space to let the lyrics really stand out. The quirkiness of the project steps further and further into the spotlight.

Time Zone has a touch of nostalgia about it, a different kind of familiarity – this classic rock and metal vibe appears, the melody and the music offer a hint of the medieval; an Iron Maiden or Black Sabbath-esque aura. The pace is intense, high energy pours through – Eight Stops comes afterwards though and mellows things out a little. The structure of this one surprises you, the pattern highlighted by the opening verse is broken away from almost entirely as the later parts of the song step forward. The pace picks up, the ideas fall over you – this concept of changing direction fits the ever-evolving soundscape pretty well.

Submarine Wreck sees the bass-line personality return, the leading voice as well accompanies this sentiment, briefly, with notable drama and a somewhat seductive tone and performance style. Again, the pace suggested by the introduction is toyed around with as the song moves along. You get to know this as the Gonetcha approach to creativity. It makes more and more sense, the unpredictable nature of the music, as the project progresses.

There appear to be a number of hints of influence throughout this release, but every time it’s mild – the overall vibe is unquestionably true to the Gonetcha form of artistry. The ever-changing pace and heavy use of contrast is a big part of that. What About is all of this and more, offering a touch of less heavy Marilyn Manson, in some ways – appearing as something of a theatrical expression of unstoppable thoughts. What You Stole picks up the hard-rock edge a little more-so. Simplicity is still key but despite the space – the character that comes through is distinctive and striking. This one has a slightly hypnotic, tribal mood – the chorus of voices, the chant-like melody, the weight and darkness of it all. Spine Quirk seems like a musical sequel in some ways, following along quite flawlessly. The lyrics feel more personal though, more intimate in terms of the artist or songwriter behind them.

Unexpected is one of the more socially viable yet still quirky songs from the album. A touch of Franz Ferdinand emerges, though the track is still far from the expected structuring of mainstream indie-rock. There’s plenty of originality at hand, great riffs, a memorable melody, and a sliver of electronic effects that add a final, colourful dynamic.

The Messenger brings things to a close with all of the above – that recognisable bass-playing, that unmistakable leading voice, the mind-wandering nature of the musicality in general. The lyrics ponder life a little more, reminding you of the ideas that made up the collection. They are always short, the lyrics, always seeming like mere snippets of deeper thoughts or poems. It works within these high energy, ever-shifting soundscapes. You’d know a Gonetcha record after spending even just a little time with these songs. A live show would likely bring everything to life even more so.

 

Rebecca Cullen

Mission est la deuxième sortie de Gonetcha, projet éclectique et coloré. L’album attire l’attention d’entrée, introduisant les tons rock, tranchants et assez psychédéliques de Dawn Beat pour vous accrocher. Un point fort d’entrée. La musique est chaotique et détaillée, intense de façon réfléchie, enjouée mais pas pour autant joyeuse. Plus délicate, allant mieux avec ces moments de profonde réflexion sur la vie et le monde.

Lobster Game apporte le côté lyrical du projet. Une voix profonde et presque conversationnelle émerge, et déploie le sentiment de la chanson de façon légèrement Depeche mode. À côté de ça, des riffs indie-rock simplistes et une ligne de batterie organique créent un espace qui fait très vrai. Un soupçon de distortion contraste avec la fluidité du morceau, mais la plus grande partie est une progression d’idées, continue et hypnotique. The Big If suit. Le premier moment où quelque chose d’immediatement mémorable arrive. Le son est familier à présent, sachant ce qui s’est passé avant. Cependant cette chanson a un certain rythme et une certaine flamboyance, qui sonnent assez frais et efficaces. Le contraste entre le calme et l’espace dans les couplets, et l’inébranlable mouvement du refrain, est puissant.

Par la suite, l’intrumentation continue à explorer plus loin les modes d’expression. Il y a beaucoup de création libre dans le travail de la guitare, et aussi plein de moments qui flottent autour de vous de façon séduisante. Pumped Up est conduit par une ligne de basse minimaliste, mais stylée, ce qui crée de l’espace pour laisser les paroles se démarquer. L’excentricité du projet s’avance de plus en plus dans la lumière.

Time Zone contient une touche de nostalgie, une familiarité différente. Cette impression classic-rock et métal apparaît. La mélodie et la musique offrent une pointe de médiéval, une aura Iron Maiden ou Black Sabbath-esque. Le rythme est intense, l’énergie déborde. Eight Stops arrive après cependant, et adoucit les choses. Sa structure surprend. Le motif mis en avant par le couplet d’ouverture est découstruit presque entièrement au cours des parties de la chanson. La vitesse augmente, les idées vous tombent dessus. Ce concept de changement de direction va plutôt bien avec le paysage sonore évolutif.

Submarine Wreck voit la personalité de la ligne de basse revenir. La voix aussi, accompagne ce sentiment, brièvement, avec une notable émotion et un style dans la séduction et la performance. Encore une fois, on joue avec le rythme suggéré en introduction à mesure que la chanson se déroule. On comprend que c’est l’approche de Gonetcha concernant la créativité. Ça fait sens, de plus en plus. La nature imprévisible de la musique, tout au long du projet.

Il apparaît qu’il y a de nombreuses influences dans cette sortie, mais à chaque fois c’est léger. Le style global est undubitablement fidèle à la forme artistique de Gonetcha. Le rythme changeant et l’usage fréquent du contraste en fait grandement partie. What About, c’est tout ça, et plus, offrant une touche de Marilyn Manson, en plus léger, quelque part, apparaissant comme une expression théâtrale de pensées inarrêtables. What You Stole est d’avantage du côté hard-rock. La simplicité est toujours de mise mais malgré l’espace, le tempérament qui se dégage est singulier et frappant. Ce titre est d’une humeur légèrement hypnotique et tribale: le refrain à plusieurs voix, la mélodie comme scandée, le poids et l’obscurité de l’ensemble. Spine Quirk sonne comme une comédie musicale, quelque part, venant à la suite sans problème. Les paroles ont cependant l’air plus personelles, plus intimes, concernant l’artiste ou l’écrivain derrière elles.

Unexpected est l’un des titres les plus viables socialement, mais aussi l’un des plus excentriques. Une touche de Franz Ferdinand émerge, cependant le titre est encore loin des structures mainstream attendues dans l’indie-rock. Il y a plein d’originalité à portée de main, de bons riffs, une mélodie mémorable, et un éclat d’effets électroniques qui ajoutent une dynamique finale colorée.

The Messenger apporte une conclusion à tout ce qui a été dit. Ce jeu de basse reconnaissable, cette immanquable voix, cette nature rêvassante de la musicalité en général. Les paroles méditent sur la vie un peu plus, rappelant les idées qui ont fait le recueil. Elles sont toujours courtes, les paroles, comme des bribes de pensées plus profondes ou de poèmes. Ça marche, à l’intérieur de ces paysages sonores énergiques et changeants. Vous reconnaîtriez un disque de Gonetcha après avoir passé juste un peu de temps avec ces chansons. Un concert live amènerait encore plus cet ensemble à la vie.

 

Traduit de l’anglais par Gonetcha

 

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