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Rebecca Cullen’s review – Fickle Games

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Gonetcha’s return this year brings back a familiar fusion of psychedelic rock and spacious indie songwriting, though with a few flickers of fresh creativity and a perhaps simpler, more minimalist musicality in general.

Picture Me as an opener lays out the vocal depth and the indie-rock rhythms in a manner that keeps your focus on the concept and on the progression of the ideas. Meanwhile, this raw rock ambiance drives a certain sense of escapism in the way that a live show from a classic band might.

Save Our Decay follows the opener and injects way more personality into the mix. A fruitful bass-line kicks things off, soon followed by a well-matched guitar line and a subsequently rhythmic vocal that feels again very indie-rock inspired – bands from the early noughties come to mind; The Hives, The Strokes, Franz Ferdinand. That simplicity reigns once more and breathes a certain theme or mood into the project. A second listen lets the story-line sink in a little more poignantly.

Don’t Say Sorry adds an element of late night darkness in terms of the musical mood. The melody holds close to a lower key as a few notes rise up and fall back down to lay out this personal story-line. A hint of lightness follows later and helps build an interesting structure. Giddy Buy afterwards leads with more entrancing riffs and quickly captures your affection for its fine balancing between the quick and the mellow. An easy favourite for the character and creative freedom inherent in the development of the lines and the music – not to mention a simple yet still huge hook section.

Towards the latter half of the album, I Need To Know is another highlight – the contrast between the secure rhythm of the riff and the beat with the looser, quicker pace of the vocal creates something easily memorable and quite classic feeling. Again, the lyrics seem to hit less intensely than the general vibe of the music, but with a second listen you start to form those connections – as is the pathway of the dedicated band and indeed the fan who wants to feel involved.

Rebel Hour is a softer, gentler track that also stands out for its contrast with what precedes it. By Myself follows and pairs a funky bass-line with a highly strung guitar part to offer a sense of manic isolation.

Nearing the end of the collection, the lyrics on the whole seem to shine a little more brightly – you’ve adjusted to the vocal personality, the soundscape styles, and the fact that there’s a consistently thoughtful aura to much of the writing. Look For Me is a chaotic and fascinating example of this. Flee Or Fight is another, a quieter verse section lets the ideas really reach out, and a heavy hook satisfies with that raw rock aura once more. You’re welcomed into the process, to ponder the world and your role within it.

At the very end of the collection, No Limit showcases one of the most long-form, meandering melodies yet. This of course leads well towards a much simpler two-note hook – a moment in which the music thickens but the vocal shrinks away a little. The song is unpredictable initially, immersive later on – structurally each section works well towards holding tight to your attention until the very finish. A great way to go out, superb guitar work yet again and an overall enjoyable, entertaining piece of music and performance.

The Gonetcha sound as it stands today is easy to spot – there’s plenty of individuality in the approach, and just enough familiarity to really appeal to the indie-rock outcasts who crave that original, authentic aura.

Rebecca Cullen

Le retour de Gonetcha cette année ramène une fusion familière de rock psychédélique et d’écriture de chansons indépendante, mais avec quelques lueurs de créativité fraîche et une musicalité peut-être plus simple et plus minimaliste en général.

Picture Me en ouverture étale la profondeur vocale et les rythmes indie-rock de manière à rester concentré sur le concept et la progression des idées. Pendant ce temps, cette ambiance de rock brut suscite un certain sentiment d’évasion, comme le ferait un concert d’un groupe classique.

Save Our Decay suit l’ouverture et donne beaucoup plus de personnalité au mélange. Une ligne de basse fructueuse donne le coup d’envoi, suivie d’une ligne de guitare bien assortie et d’une voix ensuite rythmée qui fait à nouveau très inspirée du rock indé – des groupes du début des années 2000 nous viennent à l’esprit; The Hives, The Strokes, Franz Ferdinand. Cette simplicité règne une fois de plus et insuffle un certain thème ou une certaine humeur au projet. Une seconde écoute laisse le récit se poser un peu plus profondément.

Don’t Say Sorry ajoute un élément de noirceur nocturne en termes d’ambiance musicale. La mélodie est proche d’une touche plus basse alors que quelques notes montent et descendent pour tracer cette histoire personnelle. Un soupçon de légèreté s’ensuit et aide à construire une structure intéressante. Giddy Buy repart ensuite avec des riffs plus séduisants et saisit rapidement une affection pour son équilibre parfait entre le rapide et le doux. Un tube évident vu le caractère et la liberté de création inhérents au développement des lignes et de la musique – sans oublier un refrain simple mais néanmoins énorme.

Un autre grand moment est I Need To Know dans la seconde partie de l’album: le contraste entre le rythme carré du riff et du beat, opposés à la cadence plus libérée  et plus rapide de la voix, crée quelque chose de facilement mémorable et plutôt classique. Encore une fois, les paroles semblent frapper moins fort que l’ambiance générale de la musique, mais avec une seconde écoute, vous commencez à établir ces liens – comme l’est le chemin emprunté par le groupe passionné et par le fan qui veut se sentir impliqué.

Rebel Hour est une piste plus soft et plus douce qui se distingue également par son contraste avec ce qui la précède. By Myself suit et associe une ligne de basse funky à une partie de guitare qui part dans les aigus pour offrir un sentiment d’isolement maniaque.

Vers la fin de l’album, les paroles dans leur ensemble semblent briller un peu plus fort – vous vous êtes adapté à la personnalité vocale, aux styles sonores et au fait qu’une grande partie de l’écriture a toujours une aura réfléchie. Look For Me en est un exemple chaotique et fascinant. Flee Or Fight en est un autre exemple, une section couplet plus silencieuse laisse les idées s’étendre, et un gros refrain satisfait une fois de plus de cette aura de rock brut. Vous êtes invité à participer au processus, à réfléchir au monde et à votre rôle au sein de celui-ci.

À la toute fin de la tracklist, No Limit présente l’une des mélodies les plus longues et sinueuses à ce jour. Ceci conduit bien sûr à un refrain beaucoup plus simple à deux notes – un moment dans lequel la musique s’épaissit mais la voix s’efface un peu. Au début, la chanson est imprévisible, plus tard immersive – structurellement, chaque section fonctionne bien pour maintenir votre attention jusqu’à la fin. Un excellent moyen de sortir, un superbe travail de guitare et encore une fois et un morceau de musique et de performance globalement agréable et divertissant.

Le son de Gonetcha tel qu’il se présente aujourd’hui est facile à repérer – son approche est très individualiste et suffisamment familière pour vraiment appeler aux parias indie-rock qui aspirent à cette aura originale et authentique.

Rebecca Cullen

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