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Peter Burns’ review – Mission

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Launched in Lyon, France, by a bass player, Gonetcha is an eclectic alternative rock project that started out in 2017. In that same year Gonetcha released “Métro de Pensées”, an album mixing French and English lyrics with rock and groove instrumentals. March 2018, saw the project drop its second album – “Mission” – recorded entirely in English, and inspired by a mythological heroic journey. I’ve been waiting since the late ’70s, listening to hundreds of new groups and recordings during that time, trying to capture that old feeling of sitting down with an album devoid of dazzling modern-day electronic gizmos and violently sung pop vocal hooks. Something that could take me on a journey to a higher place where musical styles, genres and boundaries melted away for the greater glory. Rare albums like those were addictive for me, a young musician myself, requiring many listens to unravel deeper mysteries and joys.

This Gonetcha album is one of very few to somehow succeed in the same way and on almost every level for me. I realize how much I’d missed sitting down for a spell with such engaging music that shines from that captivating higher place. Every element here seems just right, flowing seamlessly, and the world suddenly seems better. Hard to describe such music without sounding a bit unhinged with excitement, but that’s the feeling I get from this effort.

Trying to explain exactly why “Mission” stuns me would be an overwhelming task. Suffice to say that the masterful balance of composition, musicianship, and production strikes me most of all, with a special nod to the excellent guitars and drums throughout.

The insightful and oddly uplifting lyrics, the extended instrumental excursions, the lush harmonies, and the constant attention to the swing of emotional highs and lows, all coming from that great place above. Every note and beat matters here.

That Gonetcha is powered by a bassist, is evident on “Lobster Game”, where the instrument practically performs as a lead instrument, holding down the rhythm and playing a counter melody in juxtaposition to the guitars and vocals.

Pumped Up” is another track that has captivating bassline, except here the guitar also plays a dominant role in giving the song an emotional edge. Gonetcha’s approach to lyrics, melody and rhythm is far removed from the simple modern pop idiom, and often reminded me of the complex musical sorties once forged by the genius of Frank Zappa or Captain Beefheart.

The same equation applies to the vocals, which are almost always delivered in a deep monotone mode. But of course, any Gonetcha fan will tell you, he’s molded those influences into something all of his own, and magical in scope.

This is particularly evident on the sublimely left-field, back-to-back tracks, “Time Zone”, “Eight Stops” and “Submarine Wreck”. “What You Stole” showcases some crunchy hard hitting guitar riffs, and together with the roller-coaster “Spine Quirk” and “Unexpected”, is among my favorite tracks on the album. Although there is a cohesive and strong narrative to the album, there are plenty of musical twists throughout the 12 tracks to keep you on the journey right to the very end.

The project has certainly proven itself to have a master composer, arranger, lyricist, performer, producer, engineer, and whatever other role applies. Gonetcha has the exceptional ability to channel the heart of the ’70s progressive masters with his own contemporary vision and skill. Though the guitar is very audible in the mixes, if you listen carefully, you’ll notice that its Gonetcha’s confident basslines which ultimately dominates these songs.

While its prog rock and experimental roots clearly run deep, “Mission” is firmly planted in the present tense. Gonetcha has successfully managed to craft a masterful album of creative breadth and musical diversity, compared to the radio rut we’re stuck in now.

 

Peter Burns

Fondé à Lyon, en France, par un bassiste, Gonetcha est un projet rock alternatif éclectique qui a débuté en 2017. Dans la même année, Gonetcha a sorti « Métro de Pensées », un album mélangeant des textes en français et en anglais avec une intru rock et groove. Mars 2018 a vu le projet sortir son deuxième album, « Mission », enregistré entièrement en anglais, et inspiré par le voyage mythologique du héro. J’ai attendu depuis la fin des années ’70, en écoutant des centaines de nouveaux groupes et enregistrements, en essayant de retrouver cette vieille impression de m’asseoir avec un album dépourvu de gadgets électroniques clinquants actuels et de refrains pop violemment chantés. Quelque chose qui pourrait m’emporter dans un voyage dans un endroit plus élevé où les styles musicaux, les genres et les frontières s’effacent dans une plus grande magnificence. De rares albums comme ceux là m’étaient addictifs, en tant que jeune musicien, nécessitant de nombreuses écoutes pour éclaircir des mystères et des joies plus profonds.

Cet album de Gonetcha est l’un des rares qui y parviennent de la même façon et à presque tous les niveaux, à mon avis. Je réalise ce que j’ai manqué à rester assis tout ce temps, avec une musique si entraînante, qui rayonne depuis cet endroit captivant. Chaque élément est juste comme il faut, coulant sans problème, et le monde a l’air soudainement meilleur. Difficile de décrire une telle musique sans avoir l’air un peu sonné par l’enthousiasme, mais c’est l’impression que cet effort me procure.

Essayer d’expliquer exactement pourquoi « Mission » me déboussole serait un travail énorme. Il suffit de dire que la maîtrise de l’équilibre entre les compositions, les talents de musiciens, et la production me frappe le plus, avec un accent supplémentaire sur les excellentes guitares et batteries tout du long.

Les paroles éclairés et étrangement réjouissantes, les excursions instrumentales rallongées, les harmonies luxuriantes, et l’attention constante envers la balance entre les émotions positives et négatives, le tout venant de ce magnifique endroit. Chaque note et chaque battement est important.

Le fait que Gonetcha soit entraîné par un bassiste paraît évident sur « Lobster Game », où l’instrument prend quasiment le lead, contrôlant le rythme et jouant une contre-mélodie en juxtaposition avec les guitares et la voix.

« Pumped Up » est un autre titre à la basse captivante, sauf qu’ici la guitare joue aussi un rôle dominant en donnant à la chanson un versant émotionnel. L’approche des paroles, de la mélodie et du rythme de Gonetcha est bien loin des préconceptions de la pop moderne, et m’a souvent rappelé les envolées musicales complexes jadis forgées par le génie de Frank Zappa ou Captain Beefheart.

La même équation s’applique à la voix, qui est presque toujours chantée dans un style profond et monotone. Mais bien sûr, n’importe quel fan de Gonetcha vous le dira, il a façonné ces influences en quelque chose qui lui est propre, et d’étendue magique.

C’est particulièrement audible dans la partie où s’enchaînent « Time Zone », « Eight Stops » et « Submarine Wreck ». « What You Stole » offre des riffs de guitare crunchy et rentre-dedans, et mis avec les montagnes russes de « Spine Quirk » et « Unexpected », c’est un des mes titres préférés de l’album. Même s’il y a une cohérence et une narration très présente dans l’album, il y a de nombreux tournants musicaux tout au long des 12 titres pour vous garder dans le voyage jusqu’à la toute fin.

Le projet a certainement démontré qu’il a un maître compositeur, arrangeur, auteur, performeur, producteur, ingénieur, et que sais-je encore. Gonetcha a la capacité exceptionnelle de canaliser le cœur des maîtres des années ’70 avec sa propre vision contemporaine et ses compétences. Même si la guitare est très présente dans le mixage, si vous écoutez attentivement, vous observerez que ce sont les basses confiantes de Gonetcha qui, au final, dominent ces chansons.

Bien que ses racines prog-rock et expérimentales soient très profondes, « Mission » est fermement ancré dans le présent. Gonetcha est parvenu, avec succès, à construire de main de maître un album largement créatif et musicalement divers, comparé à la routine radiophonique dans laquelle nous sommes coincés.

 

Traduit de l’anglais par Gonetcha

 

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