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Dave Franklin’s review – Mission

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Starting an album review of a band which, up until this point, you knew nothing about, is an interesting thing to undertake. You go into it without any preconceptions, any detailed back story and knowing that anything could greet you on the other side. Often you are met with the familiar and the predictable, something that is pretty much a new take on something you have not only heard before but heard many times already that week. But then there are albums such as Gonetcha’s Mission and you remember that this plunge into the unknown and the unexpected, and the occasional gems it rewards you with, is why you are not earning better money writing about what Dave Grohl’s favourite sandwich is, or what percentage of plastic Nicky Minaj is built from.

If someone like Nick Cave best typifies the dark, sweeping and majestic end point of the western blues derived musical experiment; Gonetcha is the flip side of that coin. Mission comes from a younger, angst ridden and intense place, one that has evolved out of the possibilities afforded by more recent technologies and more likely to tip its hat to Krautrock pioneers and New Romantic non-conformists than the more traditional canon.

Opening salvo Dawn Beat kicks off with some squalling guitars and brooding, industrial backgrounds but the album quickly settles down into a more electro alt-pop vibe. Rockist guitar moves are used to great effect to create the surface detail, meandering riffs and some wonderfully dexterous motifs, but this second album from them pulses with an electro-beat heart. The same heart which drove Kraftwerk’s motornik minimalism, the post-punk reinventions of The Blitz Kids the more commercial movement that they spawned and the alternative dance movements which have woven in and out of popular culture ever since.

Even songs such as Time Zone which seems at first listen to run along more regular rock guitar lines, has something more mechanical going on below, something slightly less man made, more digital than analogue, more computer than human. Submarine Wreck is a strange blend of funk bass and sinister spoken word, demented and dangerous yet infectious and mesmerising and What You Stole wanders down some brooding garage rock pathways.

But it is this balancing act between man and machine which creates the wonderful friction that lies at the heart of the album, able to explore its alt-rock, foot on the monitor, classic stance but also dripping in gothic techno edge and dark dance grooves. If you think that Electronic Dance Music has found its level, that maybe it has nowhere left to go, Gonetcha is your next lesson. I guess that there are a number of bands pushing the electro envelope at the moment, but how many of them are able to juggle dystopian disco, electro-rock, future dance, hi-tech cinematic film score, progressive pop and doom-dance…often in the space of one track. Gonetcha is a band on a mission indeed.

 

Dave Franklin

 Commencer la critique d’un groupe qui, jusqu’à maintenant, vous était totalement inconnu, est un défi intéressant. Vous y allez sans a priori, sans antécédants, et sachant que tout peut vous attendre de l’autre côté. Souvent vous vous retrouvez face à l’habituel et au prévisible, quelque chose qui ressemble à une nouvelle version de quelque chose que, non seulement vous avez déjà entendu, mais que vous avez déjà entendu plusieurs fois cette semaine. Mais il n’y a pas d’album comme Mission, de Gonetcha. Et vous vous rappelez que cette plongée dans l’inconnu et l’inattendu, et les occasionnels bijoux dont elle vous récompense, est la raison pour laquelle vous ne gagnez pas plus d’argent en écrivant sur le sandwich préféré de Dave Grohl, ou le pourcentage de plastique qui constitue Nicky Minaj.

Si quelqu’un comme Nick Cave représente le mieux la face sombre, écrasante et majestueuse de l’expérience musicale dérivée du blues, Gonetcha est l’autre face de cette pièce. Mission vient d’un endroit plus jeune, angoissé et intense. Un endroit qui a évolué grâce aux technologies récentes et doit beaucoup plus aux pionniers du style Krautrock et du non-conformisme new-romantique, qu’aux canons plus traditionnels.

Premier de la liste, Dawn Beat, démarre avec des guitares hurlantes et une ambiance industrielle inquiétante, mais l’album se calme rapidement vers un ressenti plus electro alt-pop. Des passages de guitares rock sont utilisés à grands effets pour créer les détails de surface. Des riffs sinueux et des motifs merveilleusement agiles. Mais leur deuxième album bat avec un cœur electro-beat. Le même cœur qui guida le motornik minimalisme de Kraftwerk, les réinventions de The Blitz Kids, le mouvement plus commercial qu’ils initièrent, et les mouvements de dance alternative qui se sont tissés dans la culture populaire depuis.

Même des titres comme Time Zone ont l’air, à la première écoute, de suivre des lignes de guitares rock plutôt régulières, a quelque chose de plus mécanique en dessous, quelque chose de légèrement moins « fait pour l’homme », plus digital qu’analogue, d’avantage ordinateur qu’humain. Submarine Wreck est un étrange mélange de basse funk et de chant parlé sinistre, dément et dangereux, quoique contagieux et hypnotisant, et What You Stole s’immisce dans des sous-bois inquiétant du style garage-rock.

Mais c’est cet équilibre entre l’Homme et la Machine qui crée cette merveilleuse friction qui repose au cœur de l’album, capable d’explorer sa position classique, alt-rock, « pied sur le moniteur ». Mais aussi de tremper sur les rives de la techno gothique et de sombres grooves dance. Si vous pensez que la musique dance electronique a atteint son but, que peut-être tout est fait, Gonetcha est votre leçon suivante. Il me semble qu’il y a beaucoup de groupes qui poussent les frontières de l’électro en ce moment, mais combien d’entre eux sont capables de jongler avec le disco dystopique, l’electro-rock, la future dance, les musiques de film hi-tech, la pop progressive et la doom-dance… souvent en un seul titre? Gonetcha est bel et bien un groupe en mission.

 

Traduit de l’anglais par Gonetcha

 

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